1 ERE ADHESION  SAISON 2021
Thierry JAMIN glorifie les lanceurs de Marteau
 
Thierry JAMIN glorifie les lanceurs de Marteau01-08-2020

Thierry JAMIN glorifie les lanceurs de Marteau

Notre Titi est de retour, plus en forme que jamais. Après une ôde bien sentie à l'encontre des discoboles, le voilà qu'il fait la part belle aux lanceurs de Marteau, de la Tribu Orange et d'ailleurs... 

Petite réflexion : (attention, un jeu de mots peut e cacher un autre... Il est conseillé de lire à haute voix pour saisir les jeux de mots et autres contrepèteries... )

Non il ne faut pas être à la masse pour lancer le marteau,
même pas dur de la feuille

La guerre est chose ancienne dès le néolithique après que les chasseurs cueilleurs rares se soient éteints pour laisser place aux cultivateurs et pasteurs (pas risée des autres) entre troupeaux, élevage domestique et sélection de variétés végétales il y a les récoltes stockées, la comptabilité mais aussi la possession, la richesse et puis des élites qui apparaissent, des chefs, petits et grands dans des lieux de développement d'une vie villageoise en Palestine mais aussi en Anatolie comme à Gobekli Tepe.

Du moins est ce le cas pour le moyen orient, l'occident étant encore très peu peuplé. Quant à l'Asie c'est une autre histoire parallèle et tout aussi ancienne mais le bambou y tient un grand rôle.

Les âges se succèdent la pierre taillée puis polie, le bronze à travers le cuivre et ses alliages puis le fer bien avant l'acier mais très vite des divinités en rapport avec la nature font leur apparition et notamment le couple/duo sacrée du soleil et de la lune ( il avait souvent rendez vous avec elle comme chantait Charles Trenet) et le système des lunaisons allait rester fortement utilisé imprégnant fortement d'autres civilisations.

Et le marteau alors il est comment (sans donner tort à personne) et à quoi il sert ?

Le marteau de forge est un outil souvent parallélépipédique qui a besoin d'un effet de massif (de masse) pour marteler les métaux et leur donner la forme voulu à partir d'oxydes métalliques et d'ajouts dans des fourneaux (bas puis haut) souvent alimentés par le vent à flanc de colline. Pas de coulée et de moulage en l'occurrence mais des masses en fusion encore solides mais si chaudes que déjà ramollies et faciles (faut le dire vite) à travailler pour une mise en forme avant des trempes et des revenus.

Qui a jeté son premier marteau a du jeter sa gourme (mais pas sa gourmette, le travail filigrane des métaux précieux arrive plus tard).

D'autres usages existent comme le martelage de l'or pur très malléable (malleus c'est le maillet ) et qui s'étend en feuilles ultra fines pourvu qu'on ait de la patience.

Sur les lices des tournois les masses d’armes ne sont pas de fléaux mais s’en rapprochent ; sans peur et sans reproche (pour la brioche faut voir).

Au demeurant de nombreuses traditions visent à propulser assez loin des marteaux classiques devant des caciques de clans, c'est le cas en écosse et il faut surement y voir une tradition d'inspiration celtique (avec le kilt) ou celtisante puisque les deux civilisations de Hallstatt et de la Têne ont maitrisé la travail du fer et même conçu des ateliers de fabrication à la chaine notamment de clous quasiment inoxydables pour les murus gallicus des forteresses et autres oppidum.

Alors comment a t on arrondi la masse et pourquoi?

Sans doute pour des considérations de pénétration dans l'air comme les boulets des artilleurs avant que les obus n'apparaissent.

Et puis entre artilleurs anglais avec leur boulets de 16 livres qui vont bientôt le lancer pour s'occuper quand la guerre ne les oblige pas à charger par la gueule le canon et le fait de mettre ce même boulet au bout d'un fil de fer avec une poignée pour signer l'avènement du marteau moderne il n'y a qu'un pas (mais plusieurs tours) et on va perfectionner la technique dans le même cercle que le poids (qui peut peut être expliquer la filiation et le mode commun) .

Reste à le maitriser sans le mépriser et ça n'a rien d'évident mais ça c'est pour le prochain épisode.