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Ces erreurs qui pourraient bien gâcher vos fêtes !
 
Ces erreurs qui pourraient bien gâcher vos fêtes ! 27-12-2018

Ces erreurs qui pourraient bien gâcher vos fêtes !

Le site de la Fédération Française d'Athlétisme a publié un article très intéressant à propos du rythme d'entraînement en cette période de fêtes.
Nous vous proposons de le lire ci-dessous.


Les coureurs le savent : la toute fin de l’année n’est pas la période la plus propice à l’entraînement, entre le froid, la nuit et les regards obliques des proches qui goûtent mal votre addiction pendant les fêtes. Autant éviter les faux pas…


                       


Avouons-le d’emblée : ce n’est pas la période la plus simple pour les coureurs les plus impliqués, supposés ascètes autant qu’athlètes. Mais que voulez-vous, la période des fêtes de fin d’année est là, et il faut bien composer avec pour qui veut s’entraîner, l’esprit rivé sur les objectifs de début d’année. Mais après tout, même entre agapes et couchers tardifs, sollicitations familiales et séance à caser le 24 décembre au soir, pas de raison que l’exercice vire au chemin de croix. A condition de respecter quelques règles de base, et éviter au moins les pièges énoncés ici.

Vouloir trop en faire

Erreur classique des forçats de l’entraînement : par anticipation, ils préfèrent mettre les bouchées doubles au sens figuré, en courant, avant de les mettre au sens propre, à table. Mais redoubler d’efforts en séance pour rattraper le temps passé à bien boire, bien manger et mal dormir n’est pas la solution. « D’abord parce qu’il faut écouter ses sensations, car le corps est un peu malmené sur cette période », rappelle Patrice Binelli, entraîneur au sein de la Direction technique nationale et coach référent J’aime courir.

« On doit accepter de s’accorder des microcoupures. Sur deux ou trois jours, autour des réveillons, on peut ne pas s’entraîner si l’on doit passer les fêtes en famille. Il faut aussi savoir souffler psychologiquement et physiquement. Se mettre trop de contraintes peut s’avérer négatif, et infliger une pression pour la suite. » Sans pour autant oublier son programme, on ne doit donc pas le surcharger : « L’erreur serait de trop vouloir en faire en amont pour anticiper ces deux ou trois jours de repos ».


Vouloir ne rien faire

Attention, toutefois : « l’athlé est aussi une discipline qui exige une certaine régularité, et ne rien faire serait contre productif », prévient Patrice Binelli. « Arrêter le premier jour des vacances et reprendre le dernier n’est pas le mieux… C’est un peu la hantise des entraîneurs : retrouver les athlètes hors de forme à la reprise parce qu’ils n’ont rien fait. La remise en route pourrait être compliquée. En d’autres termes, il faut savoir souffler et profiter sans tomber dans le sous-entraînement. »

Comment trouver le bon équilibre ? En évitant de se placer en marge de la famille ou des amis qui festoient, tout en se réservant ici et là quelques plages pour courir. « Le plus judicieux est souvent de s’offrir ses deux ou trois jours de repos en priorité autour des Réveillons, période où on consacre plus de temps à ses proches. »


Croire en la séance magique

Ça ne marche pas. Quitte à en décevoir certains parmi ceux qui pensaient effacer les excès d’un soir de fête en un entraînement dès le lendemain matin, on le répète : ça ne fonctionne pas comme ça. Une séance le 25 décembre ou 1er janvier n’est au mieux qu’un entraînement de plus, pas un coup d’éponge sur l’ardoise. Pas d’expiation possible. « Ici, on est dans l’ordre du fantasme, juge Patrice. Si on a fait des excès, un long footing n’est pas toujours simple. » La fatigue de la course ne fait pas forcément disparaître la fatigue de la veille : elle s’y ajoute. Autant se contenter d’un footing tranquille et court si on tient vraiment à se remettre à l’endroit, et réserver une séance plus conséquente pour les jours qui suivent.


Trop boire (d’alcool)

Là encore, il faut garder à l’esprit que le fait de courir régulièrement n’efface pas comme par magie tous les excès. Au contraire, même : alcool et effort physique au long cours font rarement bon ménage, tout simplement parce que les boissons alcoolisées ont une fâcheuse tendance à vous déshydrater. « C’est le cas pour les tissus tendineux et musculaires, détaille Mathieu Jouys, ancien athlète international, aujourd’hui diététicien nutritionniste. Cela provoque une vasoconstriction qui va à l’encontre de l’hygiène d’un muscle bien hydraté, et peut favoriser des problèmes ». Or cette hygiène du muscle est indispensable. « Un muscle doit être hydraté, et l’alcool contenu dans la bière par exemple provoque l’effet inverse. »

Pour garantir l’équilibre cellulaire, l’organisme utilisera beaucoup plus d’eau que d’habitude. Autant qui ne sera pas utilisé pour alimenter le muscle. Autant dire que le lendemain risque d’être compliqué niveau musculaire et tendineux si on tient absolument à courir. Le mieux reste encore de descendre de grandes bouteilles d’eau pour s’en remettre. Et entamer au mieux la nouvelle année. 


Prudence donc... Mais profitez un maximum de la famille, des amis, et revenez en
pleine forme ! 


La rédac, pour notre site www.cabalma-athle.fr, décembre 2018.