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Le billet d'humeur de Thierry, lanceur écrivain au CAB
 
Le billet d'humeur de Thierry, lanceur écrivain au CAB05-11-2018

Le billet d'humeur de Thierry, lanceur écrivain au CAB

Chroniques balmartiennes

 

Belle marche que ce Balmarche édition 2018 ou plutôt cru, compte tenu du nombre de bouteilles offertes à certains marcheurs ou marcheuses.

Une marche pas trop haute à monter sans avoir à faire de topo tellement les guides étaient précis et l'organisation millimétrée.

Six heure trente, Balma s'éveille et les plus (pas que le poilus malgré les barbes fournies et presque fleuries) courageux sont déjà là pour mettre la main à la pâte et la patte à l'ouvrage (sans risquer l'outrage, même du temps) et il y en a des choses à faire !

Gentiment le stade s'anime, les lumières du parking d'abord s'illuminent puis ce sera au tour du stade de nous donner un bel éclairage prémonitoire sans effet patinoire (certains se regardent en tapinois) , ambiance avec ce brouillard dense qui danse dans les phares.

Le café avec ou sans chouquettes pris au bar et on est d'attaque pour aller de toute part transporter aux quatre coins du stade des accessoires (pas des artéfacts) histoire notamment de s'assoir pour ceux qui vont se pointer plus tard (sans machine ).

Galvanisés les équipes s'organisent et tandis que s'amenuise la nuit et que les recoins s'éclairent nous disposons les indispensables pour un déroulement nominal de ce qui ne se veut pas un fil d’Ariane mais une fête de tous, grands et petits, forts et faibles autour de l'anneau.

Il n' y aura pas de minotaure aux naseaux fumants (mais la machine est en marche) et ce n'est pas un labyrinthe qui s'offre à la vue mais les minots y auront toute leur place en temps et en heure.

Le plus impressionnant reste sans conteste les dispositifs de chronométrage à l'arrivée, déployés avec dextérité.

Les banderoles ne battent pas au vent, il n'y en a pas par chance, et le nouvel arche boudin qui attend la nuée ardente dispose de son système de gonflage intégré et solidement arrimé ne risque pas de s'envoler comme il pourra servir de décor au podium lors de la remise des prix.

Le ravitaillement est prêt, le speakeur ( ni gouailleur ni aboyeur) n'a plus qu'à annoncer le programme et présenter les candidats, les plus prestigieux entre autre.

L'affiche est belle sur les courtes distances avec la championne du monde doublement titrée chez les masters mais les plus longues sont pas mal loties non plus (pas sur pilotis) et si nos amis catalans manquent à l'appel, italiens et tunisiens sont de la partie.

Les départs se succèdent dès dix heures et nous tenons (sans mortaises) presque les deux heures et demi annoncées mais pas ânonnées pour la séquence complète.

Il y a du suspens mais pas toujours, et les supporters encouragent chaudement (il y en a bien besoin) les concurrent(e)s concourant à doper leur moral quand celui ci flanche un peu et quelques interjections bien senties vont à l'intersection de l'effort combiner les effets et les démultiplier.

Des groupes se forment qui ne se quittent plus (de la course) certains duos ne virent pas au duel et ce n'est pas la chute des dominos.

Les juges s'emploient raisonnablement à rappeler les règles équitables face à toute la palette des morphologies et des techniques, certaines plus hasardeuses que d'autres et les tables équipées servent à peine tant la température est peu propice à l'ingestion de boisson trop fraiche.

Le soleil fait son apparition, un peu tard au gout de certains, mais quand s'élancent les pitchouns en grappe dense il luit d'une belle intensité.

Comme souvent, dans les courses un peu longues, ce ne sont pas les derniers qui sont les moins applaudis tant leur courage force l'admiration.

La France défile sous nos yeux du nord au sud et d'est en ouest témoignant de l'absence de tropisme pour ce sport technique d'endurance.

La remise des prix avec les vedettes commence par les petits, les derniers seront les premiers est il écrit, puis les différentes distances et catégories, l'assistance est nombreuse qui continue d'encourager les valeureux participants.

Un repas partagé de concert (et en musique) clôt l’évènement avec le rangement du matériel pour faire place nette, chacun s'en retourne content en attendant la prochaine édition.


Thierry, pour notre site www.cabalma-athle.fr, novembre 2018