Incsriptions 2017-2018
Le cross de Plouay conté par Thierry
 
Le cross de Plouay conté par Thierry13-03-2018

Le cross de Plouay conté par Thierry

 

Perte absence départ , la course haletante de la vie

  

Après quoi courons nous ? Pas nos têtes couronnées de lauriers  et nos noms encensés sur les pavés ! Dans la pluie bretonne des côtes d'armor la bannière arbore d'étranges bord compassés mais pas matelassés.

La boue de Plouhay montre que malgré les haies il plout beaucoup et que ça ravine transformant des chemins en tranchées pataugeables comme bauges à cochon dans ce mélange inimitable des éléments.

Encore les algues vertes cèdent elles la place à la purée brune sans artifices ni artichauds, les jambes de feu pourvoyant aux tirs groupés.

Ployant sous l'effort mais sans faire...plouf dans la mare de boue, ils luttent plein de vaillance et font front pour tenir et se retenir tellement les glissades pourraient rimer avec rasade de purin, foi de  cochon.

Plerin n'est pas bien loin mais ce sont des pélerins d'un genre étrange qui se présentent sur la ligne de départ attendant non pas qu'étale la mer de gens se mette en mouvement mais bien que la masse ressace sans rosaces et sans besace chargée les boucles du parcours jusqu'à plus soif.

Ils se sont plu tant il a plu et pourtant ils n'ont pas cédé d'un pouce malgré l'humeur aigre douce mais jamais amère car l'aménité fait partie des sacres marins qui larguent les amarres et dégagent les aussières des bites d'ammarrage  avant de placer des démarrages sans fulgurance.

La Rance pas trop loin, pas trop dure, ils ne cherchent rançon que dans l'effort qui peut récompenser au mérite un moral inaltérable et si le mot râle à un sens ils vont au bout d'eux même dans l'inconfort et l'adversité.

Labourant sans relache les champs d'espoir pas élyséens il faudra bien à la fin qu'il n'en resta qu'un , pas à quai , pas seulement Okay dans le corral après le paddock  car il aura animé la course d'un pas docte et révélé les contours du succès pas seulement au compte tour ou au compte goutte.

Oui sans capeline , aiguillés et aiguillonnés, assaissonnés mais pas comme une matelote d'anguille , saucissonnés mais pas comme une andouile de Guéméné ils se sont démenés pour ramener le meilleur souvenir possible de Bretagne.

Vair, contre vair, mais pas blanche hermine pour ceux qui jardinent avec les pieds ils montrent les stigmates gluants des efforts déployés comme autant d'étendards glorieux qui battent dans le vent, le temps du tempo marin.


Thierry JAMIN
 pour notre site www.cabalma-athle.fr, mars 2018