Incsriptions 2017-2018
Interview du Président du CA BALMA (1)
 
Interview du Président du CA BALMA (1)02-09-2017

Interview du Président du CA BALMA (1)

 Avec le démarrage de la nouvelle saison athlétique, l'occasion était belle d'aller à la rencontre du Président de notre CA BALMA, Michel BOURDONCLE, pour faire un point sur la saison écoulée et tracer les grandes lignes de ce qui sera la saison 2018 et les suivantes.

Entretien matinal autour de quelques cafés (très forts..., spécialités des Masters de la Tribu Orange...) dans une ambiance détendue et chaleureuse (autre spécialité de nos Masters...) post-entraînement.

L'entrevue ayant duré plus d'une heure, l'entretien est scindé en trois parties diffusées ce jour et les deux suivants.
Photo : Le président (à droite) aux côtés de David HEATH, coach demi-fond

Entretien (1) : 

La rédac’ :  Bonjour Président. On te suppose satisfait de cette saison 2017 qui a vu exploser tous les compteurs « Oranges ». Record du nombre de licenciés, record de médailles en championnats de France, record du nombre de sélections internationales pour les athlètes de la Tribu Orange, record de points pour les 2 équipes A et B lors des Interclubs avec une accession « historique » à la N1A en prime... Tu es un président comblé ?
Michel : Bonjour. Je suis bien sûr très satisfait ; qui ne le serait pas au vu de ces résultats. Satisfait, mais pas rassasié car je pense que ces résultats ne sont pas un aboutissement, mais un point de passage, et la mise en évidence que notre stratégie, notre discours et notre philosophie vont dans le bon sens.
Il est plus facile de motiver et de mobiliser les énergies quand les résultats suivent. Mais ce qui est le plus satisfaisant, c’est l’état d’esprit et l’ambiance. Et je pense que cet état d’esprit, qui se retrouve dans quasiment tous les groupes, fait d’amitié et de partage, d’humilité et de plaisir, constitue ce supplément d’âme qui nous fait progresser et réussir dans nos objectifs.


La rédac’ :
L’un des temps forts de la saison a été la finale de N1B et cette accession à la N1A, avec un total points qui flirte avec les 60 000 pts et une 21ème place au bilan national qui a étonné le microcosme de l’athlétisme de compétition. C’était un objectif du club ?

Michel : A dire vrai, pas vraiment... En début de saison, le discours et la stratégie sont assez simples, ou même simplistes : Faire mieux, collectivement et individuellement que les saisons passées... Et ce tant au niveau des athlètes, sur le terrain, que du Staff Orange au niveau encadrement.
Il y a une remise en question estivale annuelle qui a pour but de trouver des axes d’amélioration, à tous les niveaux. Pour répondre à ta question, à l’issue du 1er tour, et avec la perspective de matcher le second à Toulouse, l’idée de la montée s’est précisée. On y croyait, bien sûr. Je vais te faire un aveu : Quand, avec Flo' (note de la rédac’ : Florent TOUZAC, capitaine de l’équipe A Interclubs), on a vu tous les athlètes ultra-motivés pour ce second tour, quand on les a vus venir des 4 coins de France ou même de l'étranger, pour ceux que leurs études ou leur travail avaient éloignés de Toulouse, on a vraiment commencé à y croire. Il y avait un "alignement de planètes" très favorable : on sortait d’un 1er tour en très bonne position, ce qui est excellent en termes de motivation, on avait le match à domicile, et une réelle dynamique, faite d'enthousiasme et de motivation, était en place. Cela a été un moment formidable de partage et d’amitié. Ceux qui l’ont vécu ne l’oublieront pas de sitôt.

"Ces valeurs, elles sont portées par nos coaches bénévoles, qui sont l'âme du club".


La rédac’ :
Tu parles souvent de partage et d’amitié. Ce sont des valeurs qui se perdent dans le sport actuel, surtout dans les sports individuels ?  Et que vous cherchez, au sein du CA BALMA, a entretenir ?

Michel : Absolument. Côté coaches et staff administratif, on est tous bénévoles. Certains viennent tous les jours, voire deux fois par jour, pour « donner » aux sportifs et au club. Donner - gracieusement ! - du temps, de l’expérience, de la compétence... Gracieusement, cela signifie autant "avec plaisir" que "gratuitement"... Si ces bénévoles ne trouvent pas ces valeurs d’amitié, de plaisir partagé, de complicité, combien de temps crois-tu qu’ils continueront à faire cela ? Ces valeurs, elles sont portées par nos coaches bénévoles, qui sont l'âme du club.
(Il réfléchit) La clé de notre réussite, elle est là, en grande partie. Et c’est cette ambiance qui se retrouve ensuite dans les différents groupes d’entraînement... Et qui explique – en partie, bien sûr – tous ces excellents résultats. 

La rédac’ : On peut certainement aussi évoquer la compétence technique des coaches et le talent des sportifs, dans cette réussite ?
Michel : Bien entendu. C’est plus qu’une évidence. Chacun connait le degré de compétences de nos entraîneurs et de notre Centre de Formation. Les résultats parlent d'eux-mêmes. Comme chacun a eu l'occasion, à maintes reprises, d'apprécier le talent de nos jeunes. Mais encore une fois, ce serait faire injure aux entraîneurs et aux athlètes des autres clubs que de dire que tous les meilleurs sont chez nous. Il n’y a pas de microclimat au-dessus du stade de Balma qui favorise, chaque année depuis près de 10 ans, l’éclosion de nouveaux talents, de jeunes internationaux, etc... Ca se saurait... (rires...). Plus les années passent, plus je constate que l’ambiance générale est un facteur primordial.

La rédac’ :  A contrario, on entend beaucoup de rumeurs de disputes internes, de séparations ou de scissions dans les clubs régionaux. C’est de mauvais augure pour l’athlétisme d’Occitanie ?
Michel : C’est surtout de très mauvais augure pour les clubs concernés... Et d'encore plus mauvais augure pour les athlètes qui en dépendent. Le problème, c'est que c'est un mal récurrent.
On rejoint ce que je disais à l’instant. De la même façon que l’ambiance est un facteur favorisant la performance, une ambiance pourrie ne peut pas être un levier de croissance pour le club ou une aide quelconque pour les athlètes. Même si cela ne nous concerne pas, ça ne fait plaisir à personne de constater cet état de faits.
Quoiqu’il en soit, de notre côté, nous nous attachons à structurer le club, à nous développer et à maintenir cette ambiance positive. On a notre propre schéma de fonctionnement, assez atypique. Et les résultats suivent...


La rédac’ :  Il n’y a jamais de soucis relationnels en interne ?

Michel : Si, parfois. Comme partout. On a une quarantaine de coaches et plus de 800 adhérents. Et tout ce monde vit ensemble, 350 jours par an. C’est quelquefois difficile. Certains sont parfois fatigués, irrités... J’ai beaucoup réfléchi à notre capacité à gérer ce type de soucis, collectivement. L’énorme différence avec d’autres clubs, notre atout à ce niveau-là, c’est la lucidité et la solidité nerveuse de ceux qui constituent le noyau dur. C'est leur habitude à gérer ces petits problèmes et à les relativiser, et leur profond attachement au club. Ainsi que le fait qu'on se connaisse tous vraiment bien, et depuis très longtemps pour certains.

Quel que soit le problème qui peut survenir, je sais qu’on a – en nombre- des coaches et des administratifs qui sauront faire passer le bon sens commun avant toute autre chose. Et les très rares problèmes, quand il y en a, se règlent ainsi. Les « faiseurs d’histoires » sont marginalisés. Pour être honnêtes, il n'y a pas beaucoup de soucis...
C’est toujours l’équilibre et la recherche de l’harmonie collective au profit du bon fonctionnement du club qui prévaut. Disons que le « démissionneur compulsif », la « spécialiste du ragot » ou autres spécialistes de la « crise de nerf hebdomadaire »... (rires)... sont extrêmement minoritaires au sein d’un Staff Orange large et équilibré, qui se connait vraiment bien, et qui sait où mettre la priorité.


La rédac’ : Les axes de travail, ou de progression pour la saison qui vient, sont-ils connus ?

Michel : On va essayer d’entretenir cette dynamique positive, ce cercle vertueux. Globalement, on va poursuivre le travail entrepris depuis 2012, dans le cadre d’un projet écrit sur 3 olympiades. On peut progresser dans absolument tous les domaines, ce qui est plutôt très positif pour l’avenir...
Tu imagines l’angoisse du président si je te disais que nos marges de progression sont très faibles ou inexistantes ? Qu'on est très bons partout...? Plus sérieusement, on va s’attacher à divers axes de progression, tels les Partenariats que nous allons continuer à développer pour accompagner la croissance, la Communication globale, que nous avons décidé de rendre plus percutante et plus moderne, ou encore les évènements clubs, que nous allons gérer de façon différente, sur un mode continu. On a également beaucoup travaillé, cet été, sur un Projet Paris 2024, qui décrit les étapes, années par année, à accomplir.
C’est passionnant !
Et, ça tombe bien..., on a beaucoup de passionnés !!

 
Interview recueillie par la rédac' pour notre site www.cabalma-athle.fr, août 2017