Incsriptions 2017-2018
Thierry JAMIN revient sur la chute des idoles
 
Thierry JAMIN revient sur la chute des idoles08-08-2017

Thierry JAMIN revient sur la chute des idoles

 Le plus poête des lanceurs de notre CA BALMA - à moins qu'il ne fût le plus costaud de nos reporters...? - se livre, en cette période de Championnats du Monde d'Athlétisme, à quelques réflexions de son crû sur notre sport et son devenir. 

A déguster, en cette période de semi-congés athlétiques...

Sacrés soirées

On se dit parfois que les paris audacieux nous rapprochent des cieux mais que les dieux du stade ne sont pas toujours cléments.

Depuis deux nuits les étoiles palissent et les palissades sont (sad) tristes , les flashs crépitent tandis que d'intrépides lévriers s'empoignent dans la ligne droite.

Pronostics déjoués et champions à terre ou atterrés de leur infortune (leur fortune est déjà faite pour certains) il faut bien considérer que rien n'est jamais définitivement acquis et pas plus le statut de champion qui se fait dresser des statues !

« Sic transit, gloria mundi » revient lancinant dans les bouches tandis que les champions déchus qui ont déçu mais sont eux même amoindris vont à la douche et essaie de trouver le repos sur la couche.

Oh on ne va pas en remettre une couche mais le mal est fait et certains défaits qui voient déjà se ternir leur étoile vernie car à la vérité la poudre a parlé et les mèches ont fusé, pas de bobèche enflammée quand les héros en lamé ont entamé la revue d'effectif.

On ne peut au plus indéfiniment se maintenir, telle est la leçon assénée qui en a assommé plus d'un, poing à la ligne !

Le retour du Jedi un dimanche (à air connu) et le bowie knife qui coupe les cannes un lundi (c'est pas un conte au moins) c'est la revanche de l'oncle Sam (et pas Tom) sur la jam à hic !

Kingston qui résonne d'un tonnerre de dés-applaudissement où se lisent sur les visages consternés la fulgurance de la douleur mais aussi l'impermanence des préjugés (sans frisettes) qui chassent les risettes.

Les états unis restent une grande nation du sport, même sans porto-Rico, ils viennent d'en administrer une nouvelle démonstration, sans tours de passe passe, ce n'est pas de la magie mais juste des courses parfaites au bon moment.

Tory torride (dans la chaleur de la nuit) n'a pas eu besoin de David pour atteindre à la notoriété planétaire (sans china girl) a glissé à Hélène qui ne mène hélas pas sur le podium, une sacrée peau de banane, tandis que le nabab à la foudre en concentré a serré les boulons trop fort et n'a pas pu être explosif à souhait.

Pour l'un il n'y aura pas de revanche possible, sauf une golden league finissant pour un golden boy footeux mais pas baby tandis que l'autre aura vu passer sur sa gloire récente passer une ombre et quelques nuages.

Les seconds couteaux (moins couteux mais pas suisses) on raté des occasions car les temps n'étaient pas canon pourtant Daphné a joué au dauphin (qu'elle a carré) et la relève est là chez les garçons avec un valeureux Jimmy diminué.

Ces deux soirées, sacrées s'il en fut, se révélant vénéneuses en si peu de temps interrogent non les spécialistes mais un public crédule qui met trop longtemps les mêmes sur un piédestal, alors place aux jeunes et à la génération qui se lève et promet beaucoup !


Thierry, pour notre site www.cabalma-athle.fr, août 2017