Incsriptions 2017-2018
Thierry JAMIN écrit pour consoler Gaëtan
 
Thierry JAMIN écrit pour consoler Gaëtan16-07-2017

Thierry JAMIN écrit pour consoler Gaëtan

 Encore à Marseille ce matin, et avant d'aller au stade suivre la dernière journée, nous avons eu le plaisir, et la chance, de recevoir un message de l'un de nos coaches, Therry, poëte à ses heures, qui, ému et touché par la malchanceuse chute de Gaëtan, alors dans le peloton de tête du 5000m, a écrit quelques mots à son attention.

Ci-joint le petit message reçu : 

"Ce ne sera pas camembert pour le Sarthois d’origine que je suis (le Perche n’est pas loin), au contraire j’ai convoqué les esprits de nos grand ancêtres pour mettre en exergue que le courage et la volonté ne suffisant pas , il faut la chance et s’être concilié les bonnes grâces des esprits
Voici le texte promis, truculent ‘'(beaucoup) , Erudit (un peu) sensible ‘énormément).
Il est dédié à Gaétan notre métronome (pas un maitre aux gnomes)  qui sait si souvent mettre la gomme
et en laisser sur place.

Trois fois hélas !!!
Amitiés

Sportivité et acceptation 

Que l'on cherche tous les préceptes qu'on veut, même les plus antiques en remontant jusqu'à Milon de Crotone qui ne se nourrissait quand même pas que de Millet (à Milet ils s'étaient mis l'eau à la bouche sans mettre la Vénus sur la touche).

En bref nul n'est prophète en son pays (pas même Tyrésias de thèses au delà de son aveuglement...naturel).

Les modèles grecs servent encore, la victoire ça me trace disent les sprinters (pas coincés des sphincters, car si le sphinx erre gare aux beaux pères, Oh restes de nos ancêtres !

Œdipe Roi de Thèbes ne meurt jamais totalement dans son complexe et t'ébahit au premier regard,

Corinthe nourrit ses troupes de raisins mais parfois de la colère contre Athéna (qui la nique quand la vie n'est pas chouette pour tout le monde).

Avec les spartiates on est lassé ou passé de mode (Lacédémone, sans y voir les démons, incubes ou succubes surtout s'ils sont lents et qu'on succombe).

Et à Mycènes  on attend les mécènes sans que de la porte des lionnes ne monte en linteau le rugissement qui pourtant effraie...même les vieilles chouettes,

Oui mais voilà jamais on ne maîtrise parfaitement tout sauf à se prendre pour un démiurge qui croit que ça urge et quand on dit go Indigo ou pas va droit vers l'Urgo.

En l’occurrence même sans que le loch naisse, au train enfin sur des rails, on risque souvent à l'emballage de se prendre dans les ficelles et choir sans déchoir, il n'y a pas de piédestal sans risquer les pieds sales, car il ne suffit pas de mouiller le pagne pour éviter la panne.

Parfois la malchance se ligue (avec Délos on l'a dans l'os!) et même les batailles navales se terminent à l'arrêt de bus (en rébus),

Non nos athlètes ne sont pas maître du vent ni des conditions, avec ou sans mètre on ne peut donner dans la mesure parfaite ! 

On n'est pas dans l'abstraction (avant) mais dans la propulsion réelle, mue, mur, émotion, émulsion dans une enceinte ceinturée d'immeubles et ou tournoient non seulement des chevaliers modernes qui preux et vaillants respectent les règles,

Oh certes avec l'ost (celui de la fédération) ils ne vont pas seulement courir la quintaine, ne seront la qu'une quarantaine et se retrouvent en lice sur des surfaces pas si lisses qui peuvent laisser de vilaines éraflures et enflures.

Ne refait pas qui veut la belle lisse poire du prince aux mots tordus !

Ne convoquons pas les bacchantes (pour avoir des moustaches en guidon de vélo qui servent de capteurs) pour des fêtes au moment où l’épi dore (théâtre d’Épidaure) sans passer par l'infirmerie ou sévit Épicure et Esculape, en tout bien tout honneur).

Enfin Pan peut être de la fête  et la satyriasis exprime encore chez l'homme contemporain la force vitale de la nature.

Aussi après ce long chemin de patience qui n'est pas comme le Chenin à la vendange future peut on légitimement se demander si l'on n'aurait pas dui convoquer les haruspices pour lire l'avenir et prédire ( la Pythie de Delphes est bien trop loin, what a pity!) les avatars qui tôt ou tard nous frapperaient.

Un petit et dernier mot de modernité cette fois et de modère nuitée (sans passer par Madère et être la risée, pas celle qui se lève au large).

Il y a de vrais champions (ils se reconnaîtront) qui s'accommodent stoïquement de conditions imprévues et d'aléas sataniques quand le sol se dérobe sous leur pas alors qu'ils n'ont certes pas encore partie gagnée mais largement participé à entretenir le train, sans les fumerolles du Tander, et qui sans explorer la carte du tendre jamais n'ont poussé de may day pas pour cause de toison avec les argonautes mais parce que leur modestie et leur fatalisme (fatum égal destin) résident dans l'acceptation sous toutes ses acceptions de ce qui advient.

« Fait ce que doit et advienne que pourra ! »

'' Ce qui est, est'' Lao-Tseu ou Confucius

“Le passé, c'est la seule réalité humaine. Tout ce qui est, est passé.” Anatole France prix Nobel de littérature,